Le couvent des Dominicains, à Chieri

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Le cloître du couvent des Dominicains à Chieri dans les années 2000

Saint Dominique mourut à Bologne le vendredi 6 août 1221.
On lit dans Filipino de Naples, mémoires sur la Congrégation de l »Oratoire (1702, livre III, p.335): « Saint Dominique, étant venu à Chieri, fut accueilli par la famille Broglia; non seulement ils lui accordèrent une courtoise hospitalité, mais ils lui cédèrent leur propre maison, avec les dépendances utiles pour qu »il put y fonder un couvent de cet ordre et construire la très ancienne église. On en a pour preuve le contrat signé de la propre main du patriarche. »…

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La chapelle du couvent des Dominicains de Chieri aujourd »hui

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L »intérieur du couvent des Dominicains de Chieri

L »auteur de la « Description de la cité de Chieri » (Turin, 1662) dit que l »église des dominicains et ce monastère furent construits par Saint Dominique, qui vivait à Chieri en 1220; la famille Broglia de Gribaldenghi lui donna les fonds, et en jeta les premiers fondements, avec les Villa.
Pingonio et Biscaretto font de leur côté allusion au passage du Saint, et à la cession d »une maison consentie par les Broglia.
Le diplôme de Prince du Saint-Empire rappelle le fait: « Certain, par des pièces authentiques, que dans la ville de Chieri, dès le temps de Saint Dominique, cette famille fonda un monastère religieux de cet ordre… ». p.235
On lit également dans le n°2124 : »Quel qu »ait été au juste le fondateur de ce couvent, ce qui est certain c »est The members subscribing to this Code recognize that its success will require diligence in creating an awareness among their employees and/or the independent wholesalers and retailers marketing the member’s buy-detox.com or services of the member’s obligations under the Code. que dans ses débuts il reçut de pieuses libéralités de la famille Broglia. Quant à la nouvelle église qui date du début du XIV° siècle, si elle dut beaucoup aux familles nobles de Chieri, elle dut davantage encore aux Broglia, si bien que dans cet édifice l »on voyait encore, à la fin du XVIII° siècle, leurs armoiries maintes fois reproduites,  à l »exclusion de toute autre. »
Les Broglia possédaient le droit de patronage sur le grand autel (Montu) et leur écusson ornait les trois colonnes du maître autel. Leur caveau de famille se trouvait situé dans le chœur, immédiatement derrière l »autel, avec plusieurs mortuaires. Au sommet des murs du pourtours de l »église, entre la voûte actuelle et le toit courait une vitre avec l »écusson d »or au sautoir ancré d »azur. Le même blason ornait, dans le couvent, la salle du chauffoir des novices, ainsi que la pièce qui la précède.
Mgr Charles Broglia, mort en 1617, archevêque de Turin en 1592, témoigna d »une grande libéralité envers ce monastère: le chœur placé jadis sur le côté, fut transporté derrière le sanctuaire; il l »orna de stucs, de peintures de Mancelvo, et de trente salles de noyer. En souvenir, on plaças es armes, avec les insignes archiépiscopaux dans la verrière centrale et au sommet du grand arc qui fait face à l »église.
© Les Broglie- Leur histoire – Prince Dominique de Broglie

D »autres membres de la famille Broglia puis les héritiers de François-Marie de Broglie continuèrent à embellir le monastère et son église au cours des siècles. A notre époque quelques reliques familiales subsistent encore et en particulier  les armoiries au-dessus du maître autel dans l »église, le marbre qui indiquait jadis l »emplacement du caveau (mais transportédans le cloître et fixé au mur) portant, sculpté en bas relief, les armes Broglia. Quelques portraits de famille subsistaient encore au début des années 1900 mais on en a, depuis, perdu la trace.