Guillaume, Marquis de Broglie

Guillaume (1669 – 1751), un des sept enfants de Victor-Maurice, devient Marquis de Broglie. Ce second dans la fratrie, est d’abord destiné à l’église et commence des études de théologie qui s’interrompent au décès de son frère aîné, tombé au champ d’honneur en 1693. Il fait, lui aussi, comme son père, une brillante carrière militaire, mais celle-ci n’a pas été reconnue par un grade de maréchal qu’il méritait pourtant, tant ses services avaient été glorieux et son intelligence spirituelle, même géniale. Sa proximité avec le régent, un caractère difficile et une impiété légendaire peuvent expliquer ce relatif échec. Son mariage en 1710 avec Marie Voysin, seconde fille du chancelier de France, donna 3 enfants et une superbe propriété près d’Etampes, Mesnil Voysin. Le Chancelier VOYSIN meurt en 1717, laissant à sa 3ème fille, Marie-Madeleine, tout le domaine du Mesnil.

Le marquis cumulera de nombreux titres: seigneurs de Mesnil-Voysin, Bouray, Janville, Lardy, Itteville, Pocancy, la Grange des Bois, Saint-Vrain, Seigneur haut justicier de Cheptainville. Cette illustre famille se distinguera particulièrement en donnant à l’histoire trois maréchaux de France, quatre académiciens, un prix Nobel, un Président du Conseil, des ministres. Elle était originaire du Piémont (Broglia).

OLYMPUS DIGITAL CAMERAIl fit construire la Tour de Pocancy, dans la perspective du château, « fabrique » tant goûtée à cette époque, imitation d’une tour de guet médiévale. Pocancy, selon un texte médiéval, était un fief féodal avec place forte. Un trésor, datant du IXe siècle, composé de monnaies frappées à l’effigie de Charles le Chauve, a été trouvé dans ses alentours. La tour actuelle a été érigée, au début du XVIIIe siècle, à l’emplacement d’un ancien hameau. Contrairement aux idées communément répandues, elle ne servit jamais de relais du télégraphe de Chappe.

Le marquis de Broglie meurt en 1751, et le domaine de Mesnil Voysin est partagé entre son fils et sa sœur Marie-Françoise de Broglie, veuve du comte de LIGNERAC qui lui abandonne sa part.

Ce rameau s’éteint deux générations plus tard.